Matt Mullican à l’Iac

Matt Mullican
Né en 1951 à Santa Monica (Californie – Etats-Unis), il vit et travaille à New York City.
Pratique artistique
Performance, installation, archivage, dessin, sculpture.

L’expo
La plus grande rétrospective en France depuis 1990 qui retrace son parcours depuis plus de vingt ans. Le titre “12 by 2”, douze renvoie aux douze salles de l’expo, le deux à son double “that person” qui émane de lui  lorsqu’il travaille en état de transe ou d’hypnose.

Centres d’intérêts
Matt Mullican questionne les relations entre information et perception et en particulier l’ensemble des signes qui nous bombardent en permanence (signe, pictogramme, logo, panneaux, inscriptions de toutes sortes, plans, schémas, diagramme…). Il s’en empare se les approprie pour construire sa propre vision du monde (“cosmologie”). Matt Mullican édicte des règles pour construire cette représentation du monde : le vert pour le monde du matérialisme ; le bleu pour celui du quotidien  ; le jaune pour la pensée ; le noir  le langage et la communication et enfin, le rouge pour le spirituel.

Utopie
Construire une cosmologie peut paraître une entreprise prétentieuse ou vaine mais la généreuse et frénétique activité de Matt Mullican (sculpture, dessin, impression…) doit se lire avec une certaine distance car elle n’est pas dénuée d’ironie et de clins d’œil vis-à-vis de courants ou d’artistes contemporains.

Hypnose et transe
Transe et hypnose (en live ou non) sont une manière de passer à la moulinette de son inconscient, tout ce qui se présente à lui et qui lui permet d’atteindre une autre conscience du réel et de lui-même. Cette production en état de transe, il l’attribue à cette autre personne (“That person’s work”) dont il organise la présentation des travaux pour l’essentiel des écritures et signes graphiques, des collages et des peintures…

Dimension clownesque
Matt Mullican est sympathique mais espiègle, malicieux et ironique. Ses vidéos possèdent une dimension burlesque ; on est sur le fil du rasoir farce ridicule, simulacre ironique des performances body-art très seventie’s ou bien, réel travail de libération personnel…

Un bonheur graphique
Visiter ces couloirs couverts d’écritures c’est comme voyager dans les méandres de sa pensée et on se sent porté par ce simple bonheur de dessiner des choses simples, et doucereuses. Plus que quelques jours à l’Institut d’art contemporain de Villeurbanne lien (dernier jour le dimanche 19 septembre).

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